Ouvrir un camping est intéressant, surtout si le lieu est attrayant. En plus d’être rentable, ce genre de projet permet également la promotion d’un mode de vie éco-responsable. Si vous désirez ouvrir un camping sur votre terrain, sachez qu’il est nécessaire d’être rigoureux et bien préparé.

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Les démarches administratives

Les démarches peuvent varier selon la taille du camping. En fonction de la capacité de votre terrain, vous pouvez choisir entre le camping déclaré et celui aménagé. Le premier est dédié à un camping ayant une capacité d’accueil d’environ 6 emplacements (20 personnes maximum). Pour cela, une simple déclaration en mairie est suffisante.

Le camping aménagé, de son côté, est idéal si le terrain peut accueillir plus de 6 emplacements. Un permis d’aménager et un certificat de conformité des travaux auprès de la mairie, mais aussi un arrêté de classement du préfet sont nécessaires.

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Le type d’hébergement et les aménagements auxiliaires

Sachez qu’il existe plusieurs types d’hébergement. Une tente, bon marché, démontable et transportable, ne représente aucune contrainte. Une caravane et un mobil-home, de leur côté, doivent toujours conserver leurs roues. Effectuer des travaux les privant de leur mobilité est donc interdit. Sont dits habitations légères de loisirs (HLL) les chalets, les cabanes ou les bungalows. Si avec une dimension dépassant les 35 m2, celles-ci sont soumises à une déclaration d’urbanisme obligatoire.

Si vous voulez installer des aménagements supplémentaires (piscine, restaurant, etc.), il est fortement nécessaire de penser à leurs coûts et de considérer les réglementations spécifiques qui y sont liées. De même, pour apporter de l’originalité à votre camping, tenez compte des animations qui y seront proposées. Vous pouvez, par exemple, mettre à disposition des activités pédagogiques, organiser des soirées à thèmes ou encore des jeux. Vous pouvez également personnaliser vos services en fonction de l’emplacement de votre terrain (bord de rivière, en pleine nature, etc.).

Les étapes finales

Après une étude de marché et un établissement d’un business plan, vous devrez définir le statut sous lequel votre camping sera reconnu. Vous aurez le choix entre SARL, EIRL, EURL, SAS, ou SASU, dépendant du nombre de vos associés. En fonction de votre cadre juridique, vous aurez à faire enregistrer votre camping. Par la suite, vous obtiendrez un numéro d’immatriculation.

Vous pouvez aussi choisir un classement pour votre camping. Optez pour une mention « tourisme » si plus de la moitié de vos emplacements est dédiée à la location à la nuitée, à la semaine ou au mois. La mention « loisir » vous sera attribuée si plus de la moitié de vos emplacements est destinée à la location pour une durée excédant un mois. Si votre terrain est destiné à accueillir des tentes, caravanes et autocaravanes durant une période d’exploitation ne dépassant pas les 6 mois/an, sur des emplacements nus non desservis individuellement en électricité et en eau et non raccordés au système d’assainissement, vous obtiendrez la mention « aire naturelle ».